Au milieu de tout ce vacarme le Bruit ne s’entendait plus parler, il haussa le ton…    

 

  -« Silence ! »-

 

Alors les brouhahas et autres murmures s’estompèrent et dans ce capharnaüm cacophonique, à cette invective, seules les vociférations, les injures outrancières et les saturations vocales furent réceptives ; les baroufs et boucans persistaient étouffant par leur excès les potins colportés par quelques nouvelles rumeurs bourdonnantes  et chuintantes ; excédé le Bruit lança une seconde déflagration

 

-« Silence !! »-

 

 Malgré le ton détonnant de cette ultime sommation, ni hourvaris, ni ramdams, ni raffut, obtempérèrent ; même les tapages, les pétards et chambards, pourtant moins démonstratifs semblaient également faire sourde  oreille, à peine devinait-on les restes des gazouillis, frémissements et cliquetis ; cependant, perceptiblement le tapage, sans cesser, s’estompait et depuis peu les chuchotements, les frôlements n’étaient plus audibles tout comme l’étaient encore moins les froissements, les gargouillis et gémissements. Le Bruit persista dans son exigence de calme et haussa la voix d’un timbre nettement supérieur à tel point, et à tel niveau, que plus d’un ramdam, plus d’une pétarade furent interloqués par la puissance vocale de son hurlement 

 

-« Silence !!!»-

 

 Bruissements, craquements et crissements stoppèrent net leur tapage, sous le sifflement moqueur des glouglous et grognements ; une clameur s’éleva puis s’effondra dans un fracas assourdissant ; l’intensité de la dernière détonation du Bruit, coupa sèchement le sifflet des sons. Clapotis, clappements, claquements, dans un grondement réprobateur, approuvé par le peu de grésillements encore dans l’air, poussèrent un vagissement résistant et empreint d’un râle capitulaire, non sans un ultime ronflement et quelques grincements désespérés, ils capitulèrent.

Alors, le Bruit, d’un ton ramassé où l’on devinait quelques pétillements, lança :

 

-« Que le silence soit ! »-

 

Je n’entendis plus le tintement du bourdon, seul le hululement de quelques nocturnes associés aux gargouillements des monstres me raccrochaient à l’ailleurs…

Bossu de mon adolescence…

Au cœur…

Je pénétrais Paris dans sa Dame…